I should say London is in black and reds

London 001In a former post, i said i liked the idea that a town could be synthesized into a very limited set of tones, in which case London would surely be in black and red. Actually i should have said in black and reds. Last week i enjoyed a bright and sunny spring weather in London and was struck by the variety of colors of the facades in the street. Bricks colors range from red vermilion to burnt sienna or even charcoal brown: a festival for a watercolourist !

J’aurais du dire que Londres est une ville en noir et rougeS

Dans un de mes précédents posts, j’ai dit comme j’aimais l’idée qu’une ville pouvait se résumer à une palette très restreinte de couleurs, auquel cas, Londres serait sûrement en noir et rouge. En fait, j’aurais du dire en noir et rouges. La semaine dernière, à Londres, j’ai goûté un temps printanier ensoleillé qui faisait resplendir les façades et j’ai été frappé par la variété de leurs couleurs. Le rouge brique s’étage du rouge vermillon à la terre de Sienne brûlée à l’Ocre jaune parfois ou encore un brun un peu charbonneux: un vrai festival pour un aquarelliste!

The best souvenir i found in Brittany is this gorgeous Blue Lobster.

T&G 4 - Homard Color lightI have been silent for way too long on this blog, but I have a good excuse: I took a few days of vacations in Brittany. Early in the morning we went to the tiny town uphill, from which you can see the ballet of fishing boats ballet escorted by swarms of seagulls.

Some headed gulls were flying above us with their laughter so characteristic, as if they were laughing at you.

 

The weekly market was in full swing and I suspect the seagulls circling above our heads were expecting an opportunity to raid dive on the fishmonger stall.
And that’s when I saw him: a beautiful blue lobster from Brittany sat on the shelf, the only survivor of the morning rush of lovers of fresh seafood. The opportunity was too tempting.

 

Fortunately, I had my notebook with me. I made a quick sketch on my moleskine and added some brief notes on the colors. Back at home, I redesigned this strange animal and watercolored it.
Only then I realized that I was really hungry and should have bought this gorgeous lobster rather than simply drawing it. Silly me !!!

 

Le meilleur souvenir que j’ai rapporté de Bretagne est ce homard bleu magnifique.

 

J’ai déserté ce blog pendant trop longtemps, mais j’avais une bonne excuse: j’ai pris quelques jours de vacances en Bretagne. Tôt le matin, nous sommes allés à la petite ville voisine, juchée sur une colline d’où l’on peut voir le ballet des bateaux de pêche escortés par des nuées de mouettes bruyantes.
Quelques une d’entre elles volaient au-dessus de nous avec leurs ricanements si caractéristiques, comme si elles se moquaient de vous.

 

Le marché hebdomadaire battait son plein et je soupçonnais les mouettes rieuses de tournoyer au-dessus de nos têtes en attendant l’occasion d’un raid en piqué sur le stand du poissonnier.
Et c’est là que je l’ai aperçu : un superbe Homard Bleu d’Armorique trônait sur l’étalage, seul rescapé de la ruée matinale des amateurs de crustacés frais.L’occasion était trop tentante.

 

Heureusement, j’avais mon carnet de voyages avec moi. J’ai fait un rapide croquis sur mon moleskine et rajouté quelques annotations sommaires sur les couleurs. De retour à la maison, j’ai redessiné ce superbe et étrange animal et l’ai aquarellé.
C’est seulement alors j’ai réalisé que j’avais vraiment faim et que j’aurais mieux fait d’acheter ce homard plutôt que de le dessiner.
Quel Imbécile je fais !

 

 

All roads lead to Santiago de Compostela

Espagne - Santiago de Compostella lo

It’s a well-known fact that all roads in Europe lead to Santiago de Compostela. So wee did not try to escape this rule and decided to stop here on our way to Portugal.

The massive cathedral, with its impressive and exuberant baroque façade can been seen from really far away as a testimony to all pilgrims that they are reaching the end of their journey. Entering the Cathedral, you cannot miss the stone statue of Santiago. Curiously, it has the exact colour of my paper.

But I was attracted by those strange red cross painted here and there, on the shell of scallops of pilgrims, on restaurant menus, on hotel signs. Those cross were designed in the XIIth century to be the emblem of the Order of Santiago, a congregation that was created to take care and host the pilgrims. But very quickly, the Spanish king Ferdinand II enrolled the Order of Santiago to fight against the Muslim invaders enrolled them. So, it’s not surprising this cross looks like more a weapon than a religious symbol.

So I made an exception to my white and brown drawings and decided to add a few stokes of red…blood ?

Tous les chemins mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle

Tous les chemins d’Europe mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle, c’est bien connu ! Aussi, nous n’avons pas cherché à échapper à cette règle et décidé de nous y arrêter sur notre chemin vers le Portugal.

L’imposante Cathédrale, avec son impressionnante façade baroque et exubérant se voit de loin comme un signal fort à tous les pèlerins qu’ils sont au bout de leur route. En entrant dans la cathédrale, vous ne pouvez pas manquer la statue de pierre de Saint-Jacques. Curieusement, elle a la couleur exacte de mon papier.

Mais, après l’avoir dessinée, j’ai été attiré par ces étranges croix rouges peintes ici et là sur les coquilles Saint-Jacques des pèlerins, les menus des restaurants, ou encore sur les enseignes des hôtels. Cette croix, a été conçue au XIIe siècle comme emblème de l’Ordre de Santiago, une congrégation créé pour accueillir et loger les pèlerins. Mais très vite, cette congrégation a été enrôlée par le roi d’Espagne Ferdinand II pour lutter contre les envahisseurs musulmans. Pas surprenant, donc que cette croix ressemble plus à une arme qu’un symbole religieux.

Pour une fois, j’ai fait une exception à ma règle de dessin bicolore en brun et blanc en décidant d’ajouter une touche de rouge…sang ?

I have calligraphed between the spires of the cathedral of Burgos

Espagne - Burgos loOn the way back from Portugal, we stopped in Burgos. There’s no way you can miss the cathedral, a very impressive gothic building, said to be the 3rd church of Spain by its size. Burgos, once the capital of Castilla is one of the last milestones on the way to Compostela (in el Camino Frances). It was a warm sunny afternoon of August with a gentle evening light reflected on the spires of the Cathedral. I did the drawing directly with a black color brush pen, but was a little disappointed by the final result too dark until I decided to add some calligraphic letters intertwined between the spires of the Cathedral.

But i was a little tired to draw the same type of calligraphy. So I tried to imagine how I could do it differently. I remembered that when my last brother – who is left handed – started to write, we need a mirror to read it. So I played to see whether I could also write upside down.

J’ai calligraphié entre les flèches de la cathédrale de Burgos

Sur la route du retour du Portugal, nous avons fait une halte à Burgos. Il impossible de manquer la cathédrale gothique, tant elle est impressionnante. Elle est d’ailleurs la 3ème église de l’Espagne par sa taille. Burgos, autrefois la capitale du royaume de Castille est en effet l’une des dernières étapes sur le chemin de Compostelle (sur le Camino Frances). C’était un après-midi ensoleillé du mois d’août avec une douce lumière du soir qui se réfléchissait sur les flèches de la cathédrale. J’ai dessiné directement avec un stylo pinceau noir, mais ai été un peu déçu par le résultat final trop charbonneux, jusqu’à ce que je décide d’y ajouter quelques lettres calligraphiées entrelacées entre les flèches de la cathédrale. 

J’étais un peu lassé de dessiner toujours les mêmes types de calligraphies. Alors j’ai essayé d’imaginer comment renouveler le genre. Je me suis souvenu que lorsque mon dernier frère – qui est gaucher – a commencé à écrire, nous avions besoin d’un miroir pour pouvoir le lire. Je me suis donc amusé pour voir si je pouvais aussi calligraphier à l’envers.

A lovely gift in the Santa Cruz coffee shop of Coimbra

Portugal - Coimbra Cafe Santa Cruz lo

At the heart of Coimbra, one of the oldest university towns in Europe, stands the most amazing coffee shop in Portugal. Housed in the former auxiliary chapel of the Cathedral of Santa Cruz, it has become a central gathering point for students and teachers. Curiously, this chapel has been over time, successively a hardware store, a police station, a plumbing shop, and even it seems, a fire station before being the coffee shop with Neo-Renaissance stained glass that we know today.
Fascinated by the architecture with its Manueline vaults, I chose my point of view, pulled out my sketchbook and started to sketch directly felt.
Absorbed by the drawing, I did not notice the waiter who approached me. He gently took out of his tray a postcard of the coffee shop and handed it to me. In perfect French, he told me that the old professor sat at the back of the room, observing how much I enjoyed the location, has asked him to buy for him the postcard in order to offer it to me.
The old professor stood up, greeted me and walked out of the cofee shop, leaving me alone with his precious gift. I looked at the logo in the corner of the postcard and decided i would add it to the drawing as a testimony of this lovely encounter.

Mon précieux cadeau au café Santa Cruz de Coimbra
Au cœur de Coimbra, l’une des plus vieilles villes universitaires d’Europe se trouve l’un des plus surprenants café-restaurants du Portugal. Abrité dans l’ancienne ancienne chapelle auxiliaire de la cathédrale de Santa Cruz, il est devenu le point central de rassemblement des étudiants et des professeurs. Curieusement cette chapelle a été successivement, au fil du temps, une quincaillerie, un poste de police, un magasin de plomberie, et même paraît-il, une caserne de pompiers avant de devenir le café aux vitraux Neo-Renaissance que l’on connaît aujourd’hui.
Conquis par l’architecture des voutes avec leurs nervures manuélines, j’ai choisi mon point de vue, sorti mon carnet de croquis et attaqué directement le croquis au feutre.
Absorbé par le dessin, je n’ai pas remarqué le serveur qui s’est approché de moi. Il a pris délicatement sur son plateau la carte postale du café et me l’a tendu. Dans un français parfait, il m’a expliqué que le vieux professeur assis au fond de la salle, observant combien je goutais l’endroit, l’avait chargé d’acheter la carte postale du café pour me l’offrir.
Le vieux professeur s’est levé, m’a salué et est sorti me laissant son précieux cadeau. J’ai regardé le logo du café imprimé sur la carte postale et décidé de l’ajouter à mon dessin en souvenir de cette charmante rencontre.

 

I tried but i could not rescue “The Don” in Porto

Portugal - Porto - Sandeman lo

With its countless white facades, which rise above the banks of the Douro, Sandeman seems to have become over time, the undisputed sponsor of the City of Porto.
I must say that, with its false Zorro look, the emblem of this famous brand of Porto seems to be immediately familiar. “The Don” creates a sense of complicity and invites the consumer to a wine tasting in one of the many wineries that overlook the river banks under the shadow of the metallic bridge built by Eiffel.
Excited by the haughty air of this enigmatic figure, I was carried away by my topic, filling nearly every square inch of my page, until I realize I was spoiling the whole drawing. I tried in vain to save it, adding some blue color to figure the “Azulejos” and a text far too talkative, but i could not rescue “The Don”. I should probably try again…or drink a few Porto glasses before

Je n’ai rien pu faire pour sauver “Le Don” de la débâcle

Avec ses innombrables façades chaulées qui s’étagent au dessus des berges du Douro, Sandeman semble être devenu au fil du temps, le sponsor incontesté de la ville de Porto.
Il faut reconnaître qu’avec son faux air de Zorro, la figure emblématique de cette célèbre marque de Porto nous est immédiatement familière. « The Don » installe aussitôt la connivence avec le passant l’invitant à la dégustation dans l’un des nombreux chais qui surplombent les berges du fleuve à l’ombre du pont métallique bâti par Eiffel au XIXème siècle.
Enthousiasmé par l’air altier de cette figure énigmatique, J’ai été emporté par mon sujet investissant chaque cm2 de la page, jusqu’à ce que je réalise que j’étais en train de tout gâcher. J’ai essayé de sauver le dessin en le rehaussant du bleu des azulejos et d’un texte beaucoup trop bavard. Hélas, je n’ai pas réussi à sauver « Le Don » de la débâcle. Il faudra que je recommence…ou boire un ou deux verres de Porto d’abord.

Portugal: The Cistercian Monastery of Alcobaça requires a minimalist drawing

Portugal - Alcobaça lo

The Alcobaça Monastery was built in the twelfth century by King Alfonso I to mark his victory against the Moors. Not less than three quarters of a century were needed to build this massive abbey, embellished by his successors and considered a masterpiece of Cistercian art.

The purity of this architecture requires a minimalist design where one has little room for error: a few verticals and interlaced arches where the hand must not shiver. For a long time, this page stayed unfinished with the single drawing of the chapter house, until one day I discovered in a merchant color shop white Posca markers. As a schoolboy pleased with his new tools, I rushed to play with the different sizes of tips and added the ground map of the abbey, surprised to discover that the harmony of this place arose out of a lot of asymmetry .

Portugal: Le Monastère cistercien d’Alcobaça impose un dessin minimaliste

Le Monastère d’Alcobaça  fut construit au XIIème siècle par le roi Alphonse Ier pour marquer sa victoire contre les Maures. Pas moins de trois quarts de siècle furent nécessaires pour édifier cette abbaye massive, embellie par ses successeurs et considérée comme un chef d’œuvre de l’art cistercien. 

La pureté de cette architecture impose un dessin minimaliste où l’on n’a guère le droit à l’erreur : quelques verticales et des arcs entrelacés où la main ne doit pas trembler. Pendant longtemps, cette page est restée inachevée avec la seule vue de la salle capitulaire, jusqu’à ce qu’un jour je déniche chez un marchand de couleurs des feutres blancs Posca. Tel un collégien ravi de ses nouveaux outils, je me suis précipité pour jouer avec les différentes tailles de feutres et rajouter le plan de masse de l’abbaye, tout étonné de découvrir que l’harmonie du lieu découlait en fait de beaucoup d’asymétrie.